Pour Daniel Sondag, le passionné responsable de L'Asinerie de l'Ô, son élevage se situe totalement hors des circuits commerciaux qui se sont constitués autour de certains élevage d'ânes. L'asbl se veut une asinerie éducative et sociale où animaux et êtres humains réapprennent en permanence à vivre ensemble.
C'est le cas des nombreux jeunes enfants qui viennent au contact des ânes en classe verte ou en stage extrascolaire. C'est le cas aussi des personnes en difficulté, jeunes ou moins jeunes, qui, sur les conseils de leur médecin, suivent des séances "d'asinomédiation". Des séances prodiguées à un prix plus qu'abordable et toujours encadrées par un animateur spécialement formé à la discipline.
Dans un autre registre, l'Asinerie accueille un public handicapé, pour des stages d'attelage qui permettent de renforcer la confiance et l'autonomie des personnes à mobilité réduite. Ce projet attelage pour tous' a été primé notamment par la Fondation Roi Baudouin. Au-delà des animaux, c'est une véritable ferme à la production certifiée bio qui accueille les visiteurs : pâtures et maraîchage se sont développés dans un respect total de la nature. Par exemple, le sol est travaillé en petite profondeur exclusivement par traction animale. Ici aussi, le projet est d'associer le social et la nature. Grâce à un nouveau projet en collaboration avec le CPAS, des personnes vivant dans la précarité réapprennent des pratiques de la terre qui leur permettront de mieux subvenir à leurs besoins fondamentaux, de diminuer leur dépendance. L'encadrement des activités est assuré par une poignée de permanents et une multitude de bénévoles, séduits par le projet socio-éducatif de l'asinerie. Au premier rang des bénévoles, on retrouve d'ailleurs Daniel Sondag et son épouse qui vivent sur place et sont les piliers de l'association. Leur fille, Maïté, les a récemment rejoints et en assure la nouvelle direction. Et l'argent dans tout cela ? Eh bien, si nouer les deux bouts est une préoccupation constante, on ne peut pas dire qu'il occupe une place prépondérante dans les esprits. L'association survit grâce aux rentrées des stages et des classes vertes et aux trop rares financements liés à l'un ou l'autre projet. Mais ne leur demandez pas d'augmenter leurs prix trop bas pour couvrir leurs coûts, ce serait totalement contraire à leur philosophie. Des doux rêveurs ? A voir les résultats concrets qu'ils obtiennent, on aimerait alors que tout le monde rêve comme eux ! Contact : Daniel Sondag : 063 43 38 00
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